L’art, un allié de taille en cas d’hypersensibilité




L’être humain aime se mettre dans des cases, pour se reconnaître et se connaître. Cela le rassure dans son désir d’appartenance, de reconnaissance ; pour se situer en surface parce que l’être humain est très complexe et que ce désir constitue souvent la première marche de la descente en nous pour trouver notre lumière dans le mystère de qui nous sommes.


Nous le savons, nous sommes tous différents et le secret de la connaissance de soi commence par l’introspection et son analyse. Ce que tout le monde devrait apprendre, dès le plus jeune âge pour entreprendre les bons choix, en premier lieu pour l’orientation professionnelle de chacun, ce qui éviterait bien des années à tourner en rond. Néanmoins, certaines personnes remarquent une différence tant au niveau personnel que professionnel sans pouvoir la nommer, la pointer du doigt tant elle est labile et plurifactorielle : la manière de ressentir voir, agir réagir, analyser, ressentir diffère. Est-ce normal? Est-ce que ressentir plus que les autres est anormal?


L'avantage de mieux se connaître





-15 à 20% de la population mondiale serait dite hypersensible, c’est-à-dire plus sensible que la majorité de la population. Les hypersensibles se méconnaissent souvent, car il s’agit de leur façon d’être et bien des aspects sont impalpables et non comparables. Pour se reconnaître, il faut faire le point sur un ensemble de choses et surtout, loin d’être un problème, ce tempérament représente de vrais atouts en sachant pallier aux excès de sa nature. Le but de se reconnaître hypersensible n’est pas de se mettre dans une case limitante, mais de pouvoir avoir une fiche de lecture qui aide à nous comprendre et à gommer les gênes de la vie quotidienne et pourquoi pas, tendre vers une analyse plus approfondie ou pas d’ailleurs …. 😊



Êtes-vous hypersensible ?




En général, on commence à se poser des questions quand ces différences se font plus bruyantes et plus gênantes. Vous regardez les films et immanquablement vous ne supportez pas les scènes de pleurs où vous vous retrouvez à pleurer de concert avec les acteurs ou bien à ressentir avec vos neurones miroirs de la douleur d’un des protagonistes de l’histoire. Vous pouvez être, à d’autres moments, très blessé.e par une blague un peu appuyée de la part d’un de vos collègues ou un proche et vous vous fermez comme une huitre laissant une image de susceptibilité pour les autres. Votre sensibilité se traduit également par votre empathie bien plus élevée que la moyenne de la population, et vous vous retrouvez souvent à écouter des personnes qui sont dans la peine physique ou morale. Vous êtes souvent vampirisé.e par celles-ci qui ont un grand besoin d’écoute et qui aspirent inconsciemment la vôtre.


Que se passe-t-il physiquement?


Votre sensibilité n’est pas que d’ordre moral, elle est aussi physique. Ceci s’explique par le fait que le cerveau des hypersensibles est en suractivité. Scientifiquement, il a été découvert des différences jusque dans le microbiote : la flore digestive n'est pas la même ! Et puis, on sait qu'il y a une prédisposition génétique. De plus, certains gènes comme ceux qui utilisent la sérotonine sont différents. Résultat : la personne hypersensible va ressentir jusqu'à 40% plus fort la douleur lorsqu'elle est malade… À l'inverse, lorsqu'elle prend certains médicaments, elle aura certainement besoin de doses un peu plus faibles, notamment quand il s'agit d'antidouleurs. C’est bien de le savoir, et de le préciser à votre médecin traitant afin qu’il ajuste ce qui pourrait être par mégarde des doses de cheval pour vous !


Et au niveau psychologique?

Au niveau psychologique et cognitif, vous êtes très observateur ou observatrice depuis le plus jeune âge. Vous faites très attention aux détails de sorte que rien ne vous échappe et cela nourrit également votre réflexion. Oui vous êtes peut-être trop dans votre « tête » à vous interroger à percer des aspects métaphysiques, physiques, sociologiques et bien plus encore. Vous lisez beaucoup, vous aimez énormément apprendre. Vous êtes très créatif(ve) et votre pensée est souvent dite en arborescence ou d’un point de vue neuroscientifique dite en association d’idées ce que tout le monde fait, mais chez vous, le raisonnement par association d’idées est survolté ! Une vraie boîte de nuit , de nuit comme de jour d’ailleurs qui plante des arbres et des arbres, qui sont vos concepts, vos idées qui en amènent 3 ou 4 de plus pour chacune d’entre elles, qui se transforment à leur tour en projets puis en jungle !

Cette hyperactivité cérébrale vient aussi du fait de l’inhibition latente. C’est-à-dire que les informations ne sont pas forcément hiérarchisées et que vous accordez la même attention au TIC TAC ou mouvement répétitif d’une personne qu’à la réunion elle-même ou un film que vous êtes en train de regarder. C’est pour cela qu’il est important d’apprendre à se ménager face à cette usine cérébrale, mieux se connaître, ralentir la cadence pour ne pas risquer un burn-out, une dépression en méditant et s’accordant des pauses créatives et une bulle de bien-être.


L’hypersensibilité peut générer également de l’anxiété, du manque de confiance en soi malgré tous vos grands potentiels, de la dépression, de la somatisation sur les émonctoires que sont la peau de prime abord qui peut être très bavarde et tous les autres organes qui auront un lien et sens inconscient à ce que vous vivez également.





L’art un cadeau à la sensibilité



Comment l’art pourra-t-il vous aider à être qui vous êtes, pouvoir vous affirmez dans cette société bien plus abrupte que votre fonctionnement ?





L’art est, en tant que tel, un cadeau céleste de votre propre ciel.

Il permet d’être en lien avec les créations les plus subtiles de chaque être humain sur cette Terre. Oui, je vous l’accorde cela change de toutes les horreurs que vous pouvez absorber et que l’on peut vous mettre en exergue comme les actualités sur BFMTV et d’autres informations spoliatrices, d’une violence inouïe pour toute personne hypersensible. L’idée est de ne plus subir, de choisir comment vivre avec qui et avec quoi ; et l’Art, en ce sens est le médian le plus approprié pour les hypersensibles, je m’explique :


L'art a de tout temps bercé l'humanité et continue de la faire voyager au gré de chants, musiques égyptiennes d’antan aux vertus curatives, aux sons de la médecine taoïste pour soulager le corps et l’esprit, par les peintures rupestres assurant les ressources magiques, les pièces de théâtre aux vertus cathartiques ou les photographies prises aux quatre coins de la planète. D'ailleurs, le proverbe populaire « la musique adoucie les mœurs nous viendraient des écrits de Platon ayant remarqué ses effets éducatifs et apaisants.

L’art n’a eu de cesse de guérir son créateur au cours de l’histoire de l’humanité, tel que l’écrit également le psychiatre Carl Gustav Jung dans son livre « La guérison psychologique ». La musicothérapie « littéralement thérapie par la musique » est une composante de l’art-thérapie qui arrive en occident lors de la Seconde Guerre mondiale pour soulager les douleurs et traumatismes physiques et psychiques des soldats blessés. Dès 1954, Jacques Jost ingénieur du son, pose l’hypothèse que la musique peut soigner, et teste cette influence pendant 18 ans auprès des patients.

L’art en tant que thérapie ou médian médecin passe par différents courants psychologiques avant de s’affranchir de cette sphère dans les années 1970 par un processus de création décrit par Jung, incitant le créateur à être responsable de son propre cheminement.


L’art en tant que thérapie et ses vertus curatives





Les études scientifiques se succèdent pour analyser l’efficacité de l’art en tant que thérapie et ses bienfaits. J’en citerai quelques-unes :


Un rapport paru en 2000, fait état de ses effets positifs dans la connaissance de soi et la reconstruction de l’estime de soi. Ceci avait été confirmé par une étude conduite en 2005 par Hartz and Thick**1.

Un rapport**2 plus récent sur l’efficacité de l’art-thérapie met en évidence ses bénéfices dans la gestion des émotions.

Deux autres études récentes**34 soulignent que la pratique de l’art-thérapie renforce les sentiments positifs, soulage la détresse, la douleur et aide à clarifier les questions existentiell